« Dans quelles prisons travailles-tu? »


Parmi les messages que vous m’envoyez via le formulaire de contact ou via Twitter, certaines questions reviennent souvent.

Par exemple, on me demande régulièrement sur quelles prisons je travaille…

Eh bien, je rends visite aux détenus dans les trois prisons que compte Bruxelles. Elles sont toutes proches les unes des autres, c’est pratique…

À gauche, vous voyez la structure en étoile de la prison de Forest. Elle connait un problème grave de surpopulation : l’année passée, elle comptait plus de 730 détenus pour 400 places, ce qui a entraîné de longues grèves des agents pénitentiaires.

C’est une « maison d’arrêt » : les personnes y sont considérées comme « prévenues » de certains faits. Les prévenus (1/3 de la population carcérale générale) sont présumés innocents mais incarcérés le temps d’être jugés s’il y a de fortes présomptions de culpabilité et en cas de danger pour des tiers (les victimes par exemple), de risque de fuite de la personne ou de falsification des preuves. La prison de Forest possède également une annexe psychiatrique (une centaine d’internés sous le régime de la « Défense Sociale »).

Les prisons de Forest, Saint-Gilles et Berkendael.

 

Lorsque l’enquête est clôturée, les prévenus se rendent à la prison de St-Gilles (à droite) pour attendre leur procès. Parfois plusieurs mois en fonction de la longueur de l’enquête et de l’arriéré judiciaire. Aux dernières nouvelles, la prison contiendrait près de 800 détenus pour 502 place. Il y a également au sein de la prison un centre médico-chirurgical (CMC) de 26 places.

Les deux prisons sont séparées par l’avenue de la Jonction qui tient son nom d’un sous-terrain permettant le passage des détenus de l’une à l’autre. Après l’enquête dans la prison de Forest et le temps du procès à la prison de St-Gilles (donc deux « maisons d’arrêts »), les détenus peuvent être condamnés à une peine de prison: de “prévenus” ils deviennent « condamnés ». Les condamnés sont transférées dans une « maison de peine » (appelée aussi « prison d’attache ») en Wallonie ou en Flandre pour purger leur peine. Il y a actuellement 32 établissements pénitentiaires en Belgique. À cela s’ajoutent 650 places de détention que la Belgique « loue » au sein de l’établissement pénitentiaire de Tilburg aux Pays-Bas.

Plus petite, vous voyez tout à gauche un structure bétonnée : c’est la prison de Berkendael, prison pour les femmes (une centaine de détenues).

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